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Un habitat troglodytique offrait bien des avantages:
une construction à moindre coût, rapide et d'un faible
entretien par la suite.
A Jonas, I'endroit était assez retiré
pour convenir à des moines.
L'exemple n'est ni insolite ni unique dans la région. Au
débouché de la vallée, dans la plaine de
Perrier, existe un autre site troglodytique dans une falaise de
tuf exposée plein sud.
L'existence et la pérennité de
ces fondations monastiques dépendaient du bon vouloir du
seigneur châtelain propriétaire. Aussi beaucoup disparurent,
comme cela s'est produit à Jonas.
Au Xle siècle, les chevaliers, qui vivaient
jusqu'alors au château dans l'entourage de leur seigneur,
vont s'installer sur les domaines dont ils sont bénéficiaires
et y établissent des manoirs.
Dans un premier temps le
logis, entièrement creusé, se limitait à
quelques pièces (partie A du dessin). Par la suite, une
extension mi-creusée mi-bâtie fut ajoutée,
avec une tour bien apparente, le signe féodal par excellence
(partie B).
Dès le XVIIe siècle le site est
probablement à labandon. Les propriétaires
de la seigneurie vivent ailleurs. Seule la chapelle resta en usage
jusquà la Révolution. Quelques locaux furent
transformés en pigeonniers.

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